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02/12/2019

Isabelle Kocher dirigeante au CAC 40

Dans un long article paru en mai 2019 dans Le Parisien, Isabelle Kocher la « patronne » d’Engie faisait part de ses idées pour féminiser les métiers techniques et mieux gérer son emploi du temps… Des défis auxquels sont aussi confrontés de nombreux chefs d’entreprise.
Isabelle Kocher est la seule femme à diriger une entreprise du CAC 40. Un poste qu’elle a obtenu au terme d’un combat homérique à la tête de l’ex-GDF Suez, sur fond de changement de statuts du groupe et de succession de son président emblématique Gérard Mestrallet.
Elle avoue ne pas avoir mesuré sur l’instant ce que sa nomination représentait. Pour preuve les nombreux courriers qu’elle a reçus à l’époque et cette question récurrente « alors c’est comment une femme patron? »

« Je vois beaucoup de femmes monter. Chez Engie, on s’y emploie avec un programme assez sérieux : détection, formation, coaching… Notre patronne de l’unité Renouvelables Monde est une femme, celle de l’Hydrogène aussi… Les femmes ne sont pas seulement dans les fonctions supports, mais sur tous les terrains. »

 

Mère de famille nombreuse et patronne d’un grand groupe, comment fait Isabelle Kocher pour mener les deux?

On reste une seule et même personne répond-elle. J’ai l’impression que les jeunes femmes sont habituées très tôt à jongler. Je ne peux pas opposer maternité et responsabilités professionnelles. Mais on peut dire pareil des hommes. Il faut accepter cette combinaison qui permet une vie complète. Cela amène à l’essentiel.
Isabelle Kocher avoue détester les réunions interminables, surtout tard le soir. Aujourd’hui il est normal d’évoquer ses contraintes familiales et de dire : attention, j’aimerais que la réunion ne démarre pas avant telle heure parce que je dois déposer mes enfants à l’école. La patronne d’Engie souhaite que les réunions ne commencent pas avant 9 heures et pas après 18 heures.

Dans un groupe comme Engie, peut-on rester connecté au terrain ?

Pour Isabelle Kocher, il est indispensable de se déplacer régulièrement, aller à la rencontre des salariés sur le terrain. Avant que le groupe ne prenne la décision du passage au zéro carbone, elle a passé presque une année complète à se déplacer aux 4 coins du globe, pour écouter, s’imprégner, sentir ce qui était possible, pas possible, pour mesurer le pouls de l’entreprise.

Et si on parlait parité?

En France, Engie est passé de 3 à 5 % d’apprentis entre 2015 et 2018. D’ici 2022, le chiffre devrait doubler. Isabelle Kocher rappelle que l’apprentissage est une très bonne manière d’aider les jeunes femmes à s’insérer dans la vie active et dans de bonnes conditions. Elle est convaincue qu’avec 10 % d’apprentis, cela contribuera à avoir plus de femmes, les capter le plus tôt possible, faciliter leur accès aux métiers du groupe à travers les filières. De jeunes techniciennes cassent l’image d’Épinal, totalement fausse, des métiers techniques avec des chaussures de sécurité…

La transition écologique Isabelle Kocher en est convaincue. «Quand j’entends les spécialistes, il y a des raisons d’y croire»

Pour elle c’est un véritable challenge! Le progrès des batteries, l’hydrogène, l’augmentation des capacités de stockage… autant d’exemples encourageants
Quand j’écoute les spécialistes et que je regarde ce qui est en préparation dans les laboratoires, il y a des raisons d’y croire. La communauté internationale ne va pas à la bonne vitesse, heureusement, les entreprises et collectivités locales sont en train de prendre le leadership pour lancer des actions concrètes.

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